Célébration du centenaire de Mandela : Le Directeur Général de l’INP-HB se prononce sur l’héritage de ce grand leader



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A la faveur de la commémoration du centenaire de Nelson Mandela, l'ancien leader de la lutte anti-apartheid et le premier président noir d'Afrique du Sud, l’Ambassade de l’Afrique du Sud en Côte d’Ivoire a organisé le lundi 17 septembre 2018, une conférence à l’endroit de la jeunesse autour du thème ‘’l’héritage de Mandela’’ afin de retracer le parcours de la vie de ce grand homme.

Co-animée par Dr Pali LEHOHLA, ancien statisticien général d’Afrique du Sud et ancien responsable de Statistics South Africa de 2000 à 2017 et Dr KOFFI N’Guessan, Ex-Directeur Général de l’Ecole Nationale supérieure de Statistique et d’Economie Appliquée (ENSEA) et actuel Directeur de l’INP-HB, cette conférence a été l’opportunité de mener des réflexions sur la vie de Nelson Mandela afin de pérenniser son héritage. Elle a par ailleurs été l’occasion d’examiner la situation de l’Afrique dans une perspective mondiale afin de mettre en exergue, ses défis actuels et futurs de développement.

L’évènement a eu lieu à Abidjan à l’auditorium de la Banque Africaine de Développement (BAD) en présence de plusieurs ambassadeurs et membres du corps diplomatique.

« Durant toute sa vie, Mandela a lutté contre la domination tout en chérissant l’idée d’une démocratie noble où tout le monde pourrait bénéficier des mêmes droits » a indiqué Dr LEHOHLA. Son rêve était en outre « d’avoir des écoles qui sont correctement équipées afin de permettre aux africains de bénéficier d’une formation innovatrice et de qualité » a-t-il renchéri. A l’aune de ces actions, Il revient à cette génération de travailler sans relâche de sorte à atteindre cet idéal car l’Afrique ne devrait en aucun cas être privée de son futur.

Abordant à son tour la question de la formation supérieure en Afrique, Dr KOFFI N’Guessan a relevé les maux qui minent l’essor des pays africains. Il s’agit notamment de la croissance accélérée de la population qui a des répercussions plus ou moins prononcées sur le système éducatif du fait de l’insuffisance des infrastructures, du retard technologique et de l’absence d’une main d’œuvre qualifiée. A cela s’ajoute, l’insécurité judiciaire et la corruption, jugée à tort ou à raison, d’un niveau élevé sur le continent.

La formation et la recherche constituant des éléments de base du développement économique, social et culturel, Dr KOFFI a exhorté au terme des réflexions, les différents Etats à définir une politique commune pour l’éducation au niveau du continent. « Cela permettra à l’Afrique de tirer profit à la fois du dividende démographique et du meilleur de sa jeunesse » a-t-il expliqué.

Dr LEHOHLA a quant à lui, invité les africains à bannir la corruption et l’injustice tout en travaillant dans la solidarité et l’unité. « L’Afrique a un potentiel et dispose d’hommes compétents susceptibles d’impacter son développement. Mais sommes-nous prêts à aller de l’avant ? » s’est-il interrogé.

Au nom du Dr Akinwumi ADESINA, Président de la BAD, M. Charles BOAMAH vice-président Principal de cette institution, a traduit toute sa gratitude aux conférenciers tout en invitant les africains à être des agents de développement à l’instar de Mandela.

 

N’GUESSAN Grâce

 

 

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